bonjour madame tranquille

Bienvenue ,partagez les moments sympas de mon séjour au Burkina

20 juin, 2010

Bilan

Classé dans : Non classé — lerouxmj @ 15:55

En cette fin d’année scolaire un petit  bilan de ces quelques mois passés au Burkina s’impose .Pour ce qui est de la vie de tous les jours, j’ai loué une maison grande et sympa, acheté une voiture ni grande ni sympa, et j’ai du personnel (cuisinier, jardinier, gardien), pas grands mais sympas et -semble t’il -dévoués. Difficile d’affirmer que j’ai vraiment besoin de 3 personnes à mon service, mais les rôdeurs et cambrioleurs en ont besoin pour ne pas tenter l’expérience du partage des richesses .Quand à mes activités, j’ai du abandonner les cours de dessin  chez « éducation sans frontière », faute de fraîcheur et de coin d’ombre. Je faisais cours dehors et par plus de 40 degrés : j’ai renoncé. J’ ai continué les cours de soutien chez moi, pour les élèves de « vive l’ initiative »,je les ai même intensifiés en fin d’ année pour les élèves de terminales-2h par jour-car le bac est très difficile ,avec un niveau élevé et c’ est bien plus un concours qu’ un examen :nombre de reçus=nombre de places en fac (un peu majoré pour compter ceux qui partent étudier à l’ étranger et de celles qui se marient) .L’ association a 150 élèves à sa charge dont elle paie les frais de scolarités et autres. Ces élèves sont très pauvres et plutôt doués pour les études. En terminale, il n’y avait que des garçons et on a passé de bons moments ensemble et je dois avouer que les après- cours ont été suivis de conversations animées. Ils ont eu la naïveté d’essayer de me convaincre que c’était normal d’épouser des filles de 14 ans quand on en avait 35.Ils ne m’ont pas convaincue, je ne les ai pas fait changer d’avis, match nul !

Une autre de mes activités consistait à donner des cours de math à des filles scolarisées en cours du soir et interne dans l’école des religieuses .Mes chères sœurs espagnoles pensent comme les communistes : éducation pour les masses populaires ! L’idée est très généreuse, mais en pratique il y a quelques écueils. Les élèves qu’elles recueillent ont souvent plus de 12 ans et sont analphabètes. Sur une classe de 45  en première année, seulement 15 étaient motivées pour apprendre à lire et ont bien réussi, 15 autres voulaient échapper au mariage et les 15 dernières échappaient aux corvées ménagères de la famille en se rendant en cours. Ce n’était pas une ambiance très studieuse. L’après midi elles avaient des cours de couture qui leur plaisaient, c’est déjà ça ! Si au bout de 3 années, elles ont un niveau correct, on les inscrit en sixième au cours du soir, avec cours de soutien dans la journée, et c’est là que les bénévoles -comme moi- s’arrachent les cheveux, car ces demoiselles sont un peu laxistes et il faut être très, très optimiste pour y croire ! L’année prochaine, le système va être un peu modifié. En attendant qu’il le soit beaucoup, je vais faire de la comptabilité dans l’école et renoncer aux cours. Equilibrer le budget avec les dons irréguliers, les frais de scolarités impayés, les ventes sans bénéfices  n’est pas une mince affaire ! Il faut inventer des solutions.

J’ai eu beaucoup de plaisir à vivre à Bobo,à écrire ce blog .J’ espère bien y repartir à la fin de l’ été et reprendre ce récit de mes journées «  là-bas » au mois d’ octobre.  Merci à mes fidèles lecteurs, à mes fidèles commentateurs, les plus narquois comme les plus enthousiastes, j’espère vous avoir donné envie de venir me rejoindre .Bonnes vacances à tous.

12 juin, 2010

Chez le garagiste

Classé dans : Non classé — lerouxmj @ 10:30

 

Ma voiture est tombée en panne : arrêt brusque à un feu rouge, impossible de la remettre en marche : c’est une 405, elle n’a que… 17 ans ce qui est l’âge moyen des voitures ici (les autres s’arrêtent aussi- capricieusement -un peu partout) et avec 84 000kms elle devrait être plus sportive que ça. N’y connaissant pas grand-chose en mécanique, j’ai attendu que quelqu’un de plus doué se manifeste, ça n’a pas été très long, un premier monsieur très souriant m’ a demandé si je voulais qu’on pousse la voiture pour la garer dans son garage, le dit garage étant un bout de trottoir où il avait déballé du matériel et quelques roues. Je n’avais pas le choix et je n’ai pas pu empêcher qu’il ouvre le capot et après un très bref examen il a déclaré que j’étais en panne d’essence (ha.. les femmes !)Pour s’en assurer il fallait tester l’arrivée d’essence et le bon fonctionnement de la pompe .Le temps de dire : stop ! et déjà trois bouteilles vides attendaient leur tour pour récupérer la dite essence .Je n’ai perdu –et ils n’ont gagné -qu’ un demi litre dans l’opération. Du coup j’ai pensé qu’il valait mieux téléphoner à Jacky copain de Clément et garagiste. Il est arrivé très vite, et entre temps un gamin jouant du Tam- Tam sur les différentes pièces du moteur avait détecté un faux contact électrique et la voiture avait redémarrée. Il fallait changer une bobine, Jacky  m’a ramené chez moi en voiture et est reparti chercher la pièce. Au bout d’un quart d’heure premier coup de fil : pas de pièce neuve, on devait se rabattre sur une pièce « adieu la France » (occasion provenance France), un quart d’heure plus tard, re- coup de fil : pas d’ « adieu la France » seulement des « adieu la Belgique », beaucoup moins coté et donc moins cher. Comme je ne voyais pas la  différence’ étais contente de payer moins cher et de penser qu’au moins dans un domaine la France surpassait la Belgique dans l’esprit des gens. Et depuis je roule sans problème, jusqu’ à la prochaine alerte.

4 juin, 2010

Pédalez,pédalez!

Classé dans : Non classé — lerouxmj @ 16:47

 

Si une puissance supérieure voulait me punir, elle me mettrait tout de suite à la tête de l’établissement des sœurs espagnoles  avec les mêmes monitrices de couture et broderie, et l’interdiction de les renvoyer : au conseil d’établissement, nom pompeux donné à la longue, très longue réunion prévue pour faire le bilan de cette année scolaire, elles nous ont expliqué que ce n’était pas possible de faire coudre les filles sur les machines dès la première année. Pensez donc, il faut un trimestre pour leur apprendre à pédaler (les machines ne sont pas électriques) et un trimestre pour leur apprendre à enfiler les aiguilles ! Donc en une année on ne peut rien coudre. Sœur Margareth m’a demandé mon avis. Ne voulant pas traiter ces monitrices d’incapables devant tout le monde, j’ai suggéré que nous allions nous même tester la difficulté et qu’on aille voir dans  les établissements « concurrents » comment ça se passait. Je me suis bien gardée de reconnaître que j’avais une petite longueur d’avance, puisque dès que j’ai pu atteindre les pédales, j’ai joué avec la machine de ma grand-mère et ,si c’est comme le vélo qui ne s’ oublie pas, je devrais m’ y remettre assez vite. Les monitrices ont été choisies non pas pour leur sens de la pédagogie, mais pour…. leur foi et leur voix dans la chorale! Donc on prend quelqu’un de pas trop futé qui joue les bigotes, on l’envoie un an en formation et elle revient monitrice à vie chez les sœurs. Et on s’étonne que les vêtements soient mal coupés et invendables et, quand malgré tout,  il y en a un de présentable, on le vend à perte ! Pauvre sœur Margareth, je ne voudrais pas être à sa place .En plus elle n’a pas que des amies car elle est nettement plus intelligente que la moyenne et … un peu moins diplomate  et ça, ça ne  pardonne pas.

1 juin, 2010

des arachides

Classé dans : Non classé — lerouxmj @ 20:10

 

En sortant cet après-midi, j’ai eu la surprise de trouver la vespa de Jean-Baptiste devant la porte des voisins avec ses vêtements et ses chaussures sur la vespa .Les voisins sont le « Prince Bar restaurant ».Quand je visitais ma maison la première fois j’étais allée y boire un coca, et mon agent immobilier m’avait semblé choqué de me trouver attablée là. Puis un  chauffeur de taxi, à qui je donnais mon adresse m’avait fourni un début d’explication : « le portail près de la maison de passe ! », ça m’avait bien inquiété, mais ne voyant aucune fille dans les parages, j’espérais avoir mal compris. En fait c’est un hôtel appelé« chambres noires », un hôtel à l’heure, où on vient en couple. Vous voulez le prix ?0,5 euro l’heure. Donc de trouver la vespa de Jean Baptiste un lendemain de paye devant leur porte, m’a bien ennuyé. L’anomalie, c’était quand même  la présence des vêtements sur la vespa. Mon jardinier ne parle pas bien français mais peut être assez pour me donner une indication, un ricanement sera un aveu. Et la réponse a été : oui il est là il plante des arachides. Grosse surprise : planter des arachides dans ce genre d’endroit, bizarre, bizarre. Et  précision du jardinier il plante des arachides là-bas. C’est-à-dire dans le terrain vague de l’autre côté. Ouf ! Jean Baptiste en short, sa femme et ses enfants désherbaient pour ensuite planter : Comme il a plu, tous les bouts de terrain sont envahis par des « cultivateurs ».Ces terrains sont publics, mais l’épicier d’en face a décidé que pour avoir le droit de planter, il fallait son autorisation payante, moyennant quoi la récolte ne sera pas volée, il la surveille. On va bien voir si c’est vrai.

 

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